Avez-vous besoin d'un pentest pour SOC 2 ?
Un test d'intrusion est-il vraiment requis pour SOC 2 ? Cet article explique ce que SOC 2 attend réellement, pourquoi les auditeurs exigent souvent un pentest, et quand il est acceptable d'attendre.
Si vous vous préparez pour SOC 2, vous vous êtes probablement demandé : “Avons-nous vraiment besoin d’un test d’intrusion ?”
C’est une question valide, surtout puisque le framework SOC 2 n’utilise jamais explicitement le terme “test d’intrusion”. Ce que SOC 2 exige techniquement, c’est que vous identifiiez et remédiez aux vulnérabilités de sécurité, ce qui peut être fait via une évaluation de vulnérabilité ou un test d’intrusion.
Cependant, en pratique, les auditeurs et les clients soucieux de la sécurité s’attendent à un test d’intrusion.
Points clés
- Pas explicitement requis mais attendu : Le test d’intrusion n’est pas mandaté par SOC 2, mais les auditeurs l’utilisent comme moyen standard de valider les exigences de Sécurité (Common Criteria).
- Tôt, vous pouvez le planifier pour plus tard.
- C’est votre preuve la plus forte : un test d’intrusion prouve que votre système peut résister à de vraies attaques, pas seulement des intentions sur papier.
- Différents types existent : externe, interne, white-box, black-box. Votre choix dépend de votre infrastructure, de la demande client ou prospect et du périmètre SOC 2.
Pourquoi les auditeurs s’attendent à un test d’intrusion
La fondation de SOC 2 est le Principe de Sécurité, qui exige que les systèmes soient protégés contre les accès non autorisés et les risques associés.
Vous pouvez prétendre faire des tests de vulnérabilité, mais un test d’intrusion professionnel fournit une preuve objective. Il montre que vous n’êtes pas seulement conforme sur papier et que vous testez activement vos défenses.
Le type de test d’intrusion
| Type | Ce qu’il simule | Quand c’est utile |
|---|---|---|
| Test d’intrusion externe | Attaques depuis l’internet public (APIs publiques, apps web). | Minimum attendu pour SOC 2. |
| Test d’intrusion interne | Menaces de l’intérieur de votre réseau ou identifiants employés compromis. | Plus pertinent pour les grandes organisations ou environnements hybrides. |
| Black box | Aucune connaissance du système donnée au testeur. | Simulation de menace réaliste. |
| White box | Accès complet au code source, infrastructure, schémas d’architecture. | Forme la plus approfondie et efficace. |
Si vous êtes early-stage, c’est ok de ne pas le faire
Vous n’avez pas besoin d’un test d’intrusion, ni de SOC 2, si :
- Vous êtes pré-produit ou très early-stage.
- Votre infrastructure change encore fréquemment.
- Aucun client ou partenaire ne demande de test d’intrusion.
- Vous validez encore le product-market fit.
En fait, faire un test d’intrusion trop tôt peut être du gaspillage :
- Vous devrez le refaire quand les systèmes changeront.
- Les preuves d’audit deviennent vite obsolètes.
- Le temps des ingénieurs est mieux employé à construire le produit.
Bonne pratique : Construisez votre produit → implémentez l’hygiène de sécurité basique → poursuivez SOC 2 (et le test d’intrusion) quand un client ou partenaire l’exige explicitement.
Comment Probo aide
Probo ne réalise pas directement les tests d’intrusion, mais nous :
- Vous aidons à choisir le bon fournisseur et périmètre.
- Nous assurons que le test s’aligne avec les attentes des auditeurs SOC 2.
- Suivons la remédiation des vulnérabilités.
- Organisons toutes les preuves dans un format prêt pour l’audit.
Pour que vous n’ayez pas à gérer encore un autre projet.
Conclusion
Un test d’intrusion n’est pas techniquement obligatoire dans SOC 2 mais il est devenu la norme de l’industrie et l’attente des auditeurs. Cependant, si votre startup est encore early-stage, ou si personne ne le demande encore, il est parfaitement acceptable d’attendre.
Questions fréquemment posées
1. Quand devrions-nous faire notre test d’intrusion ? Après que vos contrôles de sécurité sont en place mais avant que votre fenêtre d’audit ne commence, idéalement 1–2 mois avant (pour avoir le temps de corriger tous les constats).
2. À quelle fréquence un test d’intrusion est-il requis ? Les auditeurs s’attendent généralement à un test annuel. SOC 2 n’exige que des tests de vulnérabilité annuels, mais un test d’intrusion est considéré comme la référence.
3. Scan de vulnérabilité vs. test d’intrusion : quelle est la différence ?
- Un scan de vulnérabilité est automatisé et recherche des problèmes connus.
- Un test d’intrusion est manuel, ciblé et simule de vraies attaques. Les auditeurs préfèrent fortement ce dernier.
4. Que se passe-t-il si le test d’intrusion trouve des vulnérabilités critiques ? C’est normal. Les auditeurs n’attendent pas la perfection, juste un processus. Ce qui compte :
- Vous priorisez les corrections,
- Vous remédiez aux problèmes,
- Vous pouvez montrer des preuves de l’avoir fait.
5. Combien coûte un test d’intrusion ? Typiquement 2 000 € à +25 000 €+, selon le périmètre, la complexité de l’infrastructure et le type de test.